59 % des attaques par ransomware contre des organisations de services financiers ont abouti au chiffrement des données en 2025, contre 49 % en 2024. La proportion d’attaques stoppées avant le chiffrement est, elle, passée de 46 % à 38 % (Sophos, 2025).
La capacité de récupération montre toutefois une évolution positive : 57 % des organisations financières touchées ont retrouvé un fonctionnement normal en moins d’une semaine, contre 46 % l’année précédente (Sophos, 2025). Le coût moyen de récupération a également reculé d’environ un tiers, à 1,74 M$, contre 2,58 M$ en 2024 (Sophos, 2025).
Ces résultats soulignent l’importance des sauvegardes protégées et testées, de la continuité d’activité, de l’isolation des environnements compromis et des procédures de reprise pour limiter l’impact d’une attaque.
DORA traduit cette logique de résilience en exigences concrètes pour les établissements financiers européens. Le règlement prévoit notamment des dispositifs de continuité, de réponse et de récupération, ainsi que des procédures de sauvegarde et de restauration régulièrement testées (European Parliament and Council, 2022).
La résilience cyber repose ainsi sur la capacité à prévenir les attaques, à en limiter les conséquences et à reprendre rapidement les opérations.